Article final : l’influence qu’ont les médias sur les jeunes placés par le juge.

Mon projet se réaliserait avec un petit groupe d’enfants (4-5 enfants)  de 14 à 16 ans. Ce sont des enfants placés par le juge.

Description du public.

Ce sont des enfants ayant des troubles du comportement et/ou de l’attachement. Ils sont placés par une autorité dans une institution. Ce sont des mesures prisent lorsque la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur non émancipé est en danger ou si les conditions de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont compromises.

→ Trouble du comportement et de l’attachement car les jeunes sont séparés de leurs parents dès le plus jeune âge pour la majorité d’entre eux, cela entraîne parfois des comportements inadéquats.

« Les troubles de l’attachement sont une affection mentale qui peut survenir chez des enfants victimes d’une rupture du lien entre mère et enfant, trouvant son origine dans des évènements traumatiques (ou vécus comme tels) de la toute petite enfance ou de l’enfance (avant l’âge de 4-5 ans), voire au cours de la vie in utero. Ils peuvent aussi survenir au cours de la croissance de l’enfant, lorsque la sécurité acquise s’effondre après un évènement traumatique grave. »

« Classiquement on parle de troubles du comportement lorsque de l’agir non socialisé vient au premier plan comme mode d’expression dans la relation. Ces troubles qui manifestent une tentative de s’affirmer, socialement inadéquate, témoignent d’une souffrance psychique qui ne peut se dénommer ni même parfois se penser. Une verbalisation peut accompagner les troubles ou même prendre une place prépondérante mais sa valeur de communication est perturbée. Les troubles du comportement impliquent des processus interactifs qui mettent en jeu l’enfant (l’adolescent), l’environnement, les règles de fonctionnement de la société dans une époque et une culture données. Ils entraînent des conséquences allant de la simple gêne au danger pour celui qui les présente et pour autrui. Ils doivent parallèlement être décodés comme des manifestations des difficultés de l’enfant (adolescent) pour s’assurer de sa valeur et de l’estime de lui même. »

Pour plus d’informations : page concernant le public.

Qu’est ce qu’un éducateur spécialisé?

« Un éducateur spécialisé est une personne qui veille au bien-être de l’enfant en ayant une attitude réflexive, humaine, responsable et créative de manière à ce que ces besoins soient satisfaits. L’éducateur accompagne tout type de public et mobilise des compétences diverses tout en y liant ses compétences théoriques. »

Définition vue en première.

Selon moi, un éducateur spécialisé est une personne ayant des responsabilités éducatives, psychologiques et sociales. Il apporte un confort et un équilibre à l’enfant. Il permet à celui-ci d’avoir un bon développement global, une source d’attachement et une sécurité.

En effet selon l’Ouvrage collectif  « Les carnets des éducateurs »,

« L’éducateur spécialisé intervient particulièrement là où il y a souffrance et marginalité, là où l’ordre social familial, psychologique et/ou biologique se rompt. Il questionne la tension entre exclusion et participation à la vie en société, et intervient à partir d’elles et sur elles. Il rappelle en même temps que toute personne fait partie de notre société et interroge cette dernière sur la place qu’elle accorde à chacun. Il cherche à favoriser la négociation et plus largement à se positionner comme acteur social dans son environnement socio-économique. »

Ouvrage collectif, « Les carnets des éducateurs », Marchiennes, Ciaco, 2008, P.23.

Pour plus d’information : le métier d’éducateur spécialisé.

Qu’est ce que l’éducation aux médias?

Est-ce que pour nous, la notion d’éducation aux médias rentre-t-elle bien dans la notion d’éducation ?

Les médias sont présents tous les jours et à tout moment de la journée. Dès le réveil nous sommes confrontés aux médias et lorsque nous avons fini journée nous en sommes encore confrontés. Mais aussi dès la naissance, nous répondons aux stimuli de télévision et de la radio. Nous sommes des consommateurs et des personnes cibles envers les médias. Notre environnement, qu’il soit sonore, visuel, est en présence des médias. Les relations sociales sont toujours accompagnées par les médias.

L’école est un lieu où les médias sont fortement présents, que ce soit  dans le processus de socialisation ou que ce soit dans la formation du jeune au monde qui l’entoure. Les médias permettent le développement intellectuel, affectif et social du jeune.

L’éducation aux médias est plus précisément le fait que ce soit les médias eux-mêmes qui soient l’objet d’études. On travaille sur la manière dont  la production médiatique est construite, diffusée et consommée.

A quoi sert l’éducation aux médias?

L’éducation aux médias a pour but de développer la pensée critique du jeune. L’avoir des connaissances sur les médias paraît être secondaire par rapport au projet éducatif central. Elle permet de chercher à comprendre la nature des effets qu’a la production médiatique sur nous. Les relations que nous avons avec les médias peuvent-être individuelles ou collectives.

L’éducation aux médias est une forme d’éducation car comme dit au-dessus, elle est présente tous les jours et donc elle nous éduque sur la façon de voir le monde et de nous développer. Elle nous permet un développement critique. Nous utilisons les médias tous les jours et de manière volontaire ou non. Elle nous permet donc d’une certaine manière de rentrer dans un processus de socialisation.

Qu’on soit à l’école, au travail, à la maison au tout autre endroit, nous sommes confrontés aux médias et ils nous permettent donc de nous développer.

Piette, 2001.

Mon expérience.

Le public avec lequel j’aimerais réaliser ce projet est un public avec lequel j’ai travaillé. J’ai réalisé mon stage de première année au Home Juliette Herman étant un centre d’hébergement pour enfants placés par le juge ayant entre 0 et 18 ans. Lors de ce stage, j’étais avec des enfants ayant entre 0 et 7 ans. Par la suite j’ai travaillé en tant qu’étudiante avec le même public mais avec les jeunes plus âgés ayant entre 8 et 18 ans.

Ce projet m’est venu par le fait que j’ai un minimum d’expérience avec eux. Il a pour but d’aider les jeunes et d’améliorer leurs manières de vivre dans le sens où j’aimerais qu’ils prennent conscience de l’importance qu’occupe les médias dans leur vie.

Lors de mon stage de première et de mon job étudiant, j’ai pu constater que les jeunes regardaient régulièrement la télévision mais ils étaient aussi souvent sur l’ordinateur. Ils ont accès à internet une fois par semaine et plusieurs fois pendant les vacances.

Pour ce qui est de la télévision, ce sont des jeunes qui veulent regarder des films d’actions, de sciences fictions, fantastiques ou encore d’horreur.

Quels sont leurs besoins pour pouvoir aborder sereinement leur vie?

Il est important de faire prendre conscience aux jeunes que ce qui se passe derrière le petit écran n’est pas la réalité. Les films ou séries ne sont pas des fenêtres ouvertes sur le monde réel.

Permettre aux jeunes de regarder un film ou une série en sachant bien que ce n’est qu’une « histoire, fiction ».

Donner la possibilité aux jeunes de « rêver » de leur histoire ou de s’inspirer des films/ séries pour nourrir leur imagination.

Lorsque le générique du film se déroule, il est temps de revenir à la réalité.

Il est fréquent de voir des jeunes jouer une scène d’un film vu la veille, de s’imaginer une vie de super héros, agent secret, … Quoi de plus normal? …

Un enfant peut entrer et sortir du monde imaginaire qu’il se crée, cela est tout à fait normal. Mais lorsqu’un enfant reste « coincé » dans cet imaginaire, c’est peut-être pour se protéger. Cet imaginaire peut bloquer son développement intellectuel, affectif, social et dans le cas le plus grave, le dédoublement de personnalité (= schizophrénie).

« Schizophrénie = est une psychose grave survenant chez l’adulte jeune, habituellement chronique, cliniquement caractérisée par des signes de dissociation mentale, de discordance affective et d’activité délirante incohérente, entraînant généralement une rupture de contact avec le monde extérieur et parfois un repli autistique. »

Ce sont des enfants, qui par leur situation, ont tendance à se plonger dans leurs rêves, leur vie idéale pour oublier la réalité. Ils vont chercher dans les films et/ou séries les éléments leur permettant de fuir le monde qui les entoure.

Mon projet.

Dans un premier temps, je voudrais connaitre leurs points de vue sur ce qu’est la réalité ou l’imaginaire pour eux. Pour ce faire, je leur proposerais de choisir deux images (l’une pour la réalité et l’autre pour l’imaginaire) parmi toutes celles misent à leur disposition.

Je voudrais qu’ils disent leurs pensées sur ce qu’est pour eux la réalité et l’imaginaire ainsi que leurs différences. Je pourrais créer des smileys pour qu’ils puissent prendre celui ou ceux qui leur(s)  correspondront le mieux. Ensuite je viendrais avec le choix de deux images différentes. Ces images seront centrées sur des paysages, des lieux, des couleurs, etc.

Dans un deuxième temps, je proposerais de regarder un film (choix entre trois films – science fiction, super héros, compte merveilleux). Le visionnage du film amènera au débat.

Pour les jeunes, regarder un film les amèneront à vouloir exprimer se qu’ils ressentent. Je chercherais à savoir comment ils auront interprété ce film, ce qu’ils en auront ressenti. Le débat changera en fonction du choix du film. J’aurai des questions de base à poser aux jeunes afin d’entamer le débat.

Dans un troisième temps, les jeunes et moi-même discuterons du film ainsi que des images qu’ils auront choisi. Ils pourront mettre des mots sur ce qu’est le réel et l’imaginaire.

De là, ils développeront leur choix et les idées liés au choix fait (pour les smiley et les photos). Ils pourront, ensuite, expliquer leurs choix par les manières qu’ils désirent. Que ce soit par des paroles, des chansons, des scènes de théâtre, … Le jeune est libre sur la manière de présenter son point de vue.

Dans un dernier temps, je proposerais aux jeunes de faire des séquences qui les amèneront à bien comprendre la différence entre réel et imaginaire.

Des séquences sont des petites scènes de 2-3 minutes. Ce seront des scènes gérées, organisées, présentées par les jeunes. Ils choisiront leur(s) rôle(s) dans leur(s) scène(s). Ils auront la possibilité d’utiliser la parole ou non, il pourront chanter s’ils le désirent, ils seront vraiment libre pour les représentations.

Voici mon projet sous forme de FIES (fiche d’intervention éducative spécialisé).

Article FIES partie 1.

Article FIES partie 2.

Article FIES partie 3.

Article FIES partie 4.

Analyse des axes de développement de l’éducation aux médias.

Voir article analyse des axes.

Conclusion.

Cette intervention a pour but d’aider les jeunes à différencier la réalité de l’imaginaire. Sachant le public concerné, il m’est important de travailler sur leurs besoins vis à vis de la relation aux médias qu’ils ont. Cette intervention leur permettrait d’aborder leur vie futur de manière libre et adapté en faisant la différence entre réalité et imaginaire.

De part l’accès public de ce blog, j’espère pouvoir développer et mener ce projet au mieux …

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s